La fête des conscrits

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15 Oct. 2019

Les Archives abordent ce mois-ci, en quelques photographies, la fête des conscrits à Thionville et ses environs.

D'abord défini comme un jeune homme appelé à servir son pays sous les drapeaux et sur les champs de batailles, le conscrit a progressivement désigné l'ensemble des personnes nées une même année ou issu d'une décennie commune. Comment en est-on arrivé à cette modification sémantique ? Là encore les évolutions historiques n'y sont pas étrangères.

Immédiatement après la création de la conscription obligatoire, s'est développée dans l'ensemble des régions de France une tradition, devenue aujourd'hui quelque peu folklorique, au cours de laquelle les jeunes en partance pour l'armée se réunissaient pour faire la fête et célébrer leurs derniers moments au sein de la société civile. Sorte de rite de passage de la vie adolescente vers la vie adulte, les fêtes entre conscrits étaient aussi l'occasion de développer une forme particulièrement intense de sociabilité villageoise et rurale.

Les conscrits sont assimilés à une panoplie d'objets aujourd'hui devenus symboliques : la cocarde, le haut-de-forme, le clairon, le drapeau tricolore...qui lorsqu'ils sont examinés sous l'angle de la signification originelle militaire et de défense de la Nation prennent tout leur sens.
Les fêtes de conscrits varient d'une région à une autre, et même à quelques kilomètres de distance les différences peuvent être flagrantes. Cependant, dans beaucoup de villages des bals sont organisés par les conscrits et ceux-ci portent généralement un canotier, une cocarde tricolore, annoncent leur venue en « jouant » du clairon et chaque classe possède son drapeau (de plus en plus rare).

La fin du service national aurait logiquement dû marquer la fin de cette tradition, mais beaucoup y sont encore attachés. Certains la considèrent comme une beuverie, d'autres estiment que c'est une tradition très forte, surtout dans le milieu rural. Et, à l'instar du service militaire, une période riche d'anecdotes dont les acteurs se souviendront le restant de leurs jours.

A l'origine, le bal de classe réunissait les personnes nées la même année, avant qu'elles ne partent pour leur service militaire. Chaque année, la mairie établit le recensement de tous les jeunes gens de la commune. A leur majorité, il leur fallait se rendre devant le conseil de révision, chargé d'établir leur aptitude à partir servir le drapeau. L'année précédant ce passage, tous les jeunes se réunissaient pour célébrer leur classe en organisant un grand bal, après avoir défilé en cortège dans les rues. Depuis la fin du service militaire, la tradition se perpétue dans quelques villes et villages. D'autres ont plutôt choisi de rassembler tous les dix ans (pour leurs 20 ans, 30 ans, etc.) ceux qui sont nés la même année. Histoire, comme les sites Facebook ou Copains d'avant le permettent aujourd'hui, de ne pas perdre de vue ses petits camarades de jeux.

Légendes photos :
1. Portraits de Conscrits à Russange en 1926
2. Conscrits Classe 1930-1931 à Basse-Yutz
3. Conscrits attablés verres de bière à la main
4. Conscrits de Koeking en 1927
5. Photographie de conscrits thionvillois le 6 octobre 1924
6. Photographie des conscrits de Saint-François classe 37

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Circulation

EXTENSION DES MARCHES ET MISE EN SENS UNIQUE DE LA RUE LAZARE CARNOT

26 Juin 2020

Les marchés des mardis et des samedis connaissent une attractivité grandissante, aussi de manière à les conforter dans cette dynamique, ils occuperont à compter du 4 juillet 2020, la rue du Temple en complément du parking de la rue du Manège et de la place Hugo.

Afin de fluidifier la circulation et permettre aux riverains du quartier d’accéder à leurs logements, le sens unique de la rue Lazare Carnot sera inversé de manière définitive selon le plan ci-joint et le stationnement maintenu.

 

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