Un employé de l’octroi à l’honneur

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15 Juill. 2019

L’administration de l’octroi était chargée de percevoir des droits sur l’ensemble de certaines denrées ou de délivrer les passe-debout aux voituriers qui voulaient traverser la ville sans s’y arrêter. Ces revenus allaient à la caisse de la ville. Bien souvent aussi, à la mise en service d’un nouveau pont, le péage était perçu pour tout ce qui passait sur le pont, y compris les piétons.

Des bureaux d’octroi existaient aux différentes entrées de Thionville. C’étaient de petites baraques en bois ou en tôle ondulée. Avant la guerre de 1914, elles se situaient aux endroits suivants : barrage, plus tard route de Metz, route de la Fensch (près du pont de Beaureagard), Beauregard, à côté de l’école, Saint-Pierre, Lagrange - Saint-François, Briquerie, route de Guentrange, route de Manom, gare, près du pont souterrain, porte de Sarrelouis. Ces octrois étaient également dotés de bascules qui servaient au paiement de droits de pesage que devaient acquitter les citadins. Un ticket de pesage officiel était alors délivré.

Tant que subsistèrent les portes de la ville, elles restaient fermées la nuit durant. Celui qui voulait absolument entrer devait réveiller le gardien. Les portes étaient ouvertes en été de 5 à 22 heures et de 6 à 21 heures en hiver.

Lors du démantèlement des fortifications en 1902, les octrois furent placés aux entrées extérieures de la ville. A partir de ce moment, le service de nuit fut institué, ce qui nécessita l’embauche de personnel jusqu’à un effectif de 36 employés en uniforme.
Le service était de 12 heures, avec une pause de 2 heures, à l’heure de midi pour la tournée du jour qui alternait, par semaine, avec celle de nuit. Le poste du jour était assuré par deux employés dont un pour le service extérieur ; la nuit un seul employé suffisait.
L’octroi percevait des droits sur les boissons, denrées alimentaires, carburants, fourrage, matériaux de construction, savon, etc.… La municipalité fixait la liste des denrées selon ses besoins. Une paysanne qui venait au marché payait 5 pfennigs par panier. Les bêtes, elles aussi, étaient taxées : 50 pfennigs pour un porcelet, 2 marks pour un veau et, pour les grosses bêtes, 3 marks.
L’octroi disparaîtra à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Les bureaux seront donc supprimés à l’exception de celui qui se trouvait près de Beauregard qui subsistera jusqu’à la fin des années 1940.

Charles Becker, fils de Jean et de Marie Welter, est né le 21 juillet 1870 au numéro 24 de la rue de la Cochelle. Après avoir rempli ses obligations militaires, il décide, le 1er janvier 1895, d’entrer au service de la ville comme receveur d’octroi.
Ce Guentrangeois va ainsi exercer sa profession jusqu’à sa retraite en janvier 1934. Trente-neuf années au service de la municipalité. En juillet 1926, ses bons et loyaux services, lui valent les honneurs du ministre de l’Intérieur, Jean Durand, qui lui décerne une médaille d’argent et un diplôme, œuvre de deux artistes, Achille Jacquet et Edouard Toudouze, que les Archives municipales conservent précieusement.

Titre : Diplôme honorifique des octrois communaux remis par le ministre de l’Intérieur
Date d’édition : 1904
Format : lithogr., 44,5 x 55,5 cm.
Cote : 46 Fi 41

 

 

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